Face à la multiplication des épisodes de chaleur intense, de nombreuses collectivités s’interrogent sur les mesures à mettre en œuvre pour garantir la sécurité des élèves et des personnels scolaires. La question de la fermeture temporaire des écoles se pose désormais de manière récurrente lors des vagues de chaleur.
la circulaire du 27 mai 2026 relative au plan ministériel de gestion des vagues de chaleur prévoit que la fermeture d’un établissement scolaire peut être décidée lorsqu’aucune mesure d’aménagement ne permet d’assurer l’accueil des élèves et des personnels en toute sécurité.
Selon ce texte, la fermeture d’un établissement scolaire doit résulter d’un dialogue entre le préfet, les autorités académiques et le maire de la commune concernée.
Cette décision doit conserver un caractère exceptionnel et proportionné à la situation.
Dans certaines situations, les conditions météorologiques peuvent évoluer très rapidement et nécessiter une réaction immédiate.
En pratique, la concertation dans des délais très courts du maire, du préfet et des différentes autorités académiques (recteur, DASEN, inspecteur de l’Éducation nationale) peut s’avérer complexe à organiser, alors même que la protection de la santé et de la sécurité des élèves et des personnels requiert parfois une intervention en urgence.
Oui.
Dans ce contexte, en tant qu’élu, le maire détient le pouvoir de police sur le territoire de sa commune, et est ainsi fondé à décider de la fermeture d’une école en cas de chaleur extrême mettant en danger la santé des enfants et des personnels.
Cette faculté a déjà été mobilisée lors des épisodes caniculaires de 2025. Plusieurs centaines d’écoles avaient alors été fermées à titre temporaire, par décision conjointe ou concertée entre maires, préfectures et Éducation nationale, confirmant l’exercice de cette faculté lorsque la protection de la santé des enfants l’exige.
En effet, le maire peut décider de la fermeture temporaire d’une école lorsque des circonstances locales, telles qu’un épisode de chaleur intense, créent un risque suffisamment caractérisé pour la santé et la sécurité des élèves et des personnels. Dans l’exercice de ses pouvoirs de police, il peut, si la situation locale le justifie, adopter des mesures plus rigoureuses que celles arrêtées par l’État (CE, 18 avril 1902, Commune de Néris-les-Bains). Une telle décision doit toutefois respecter les principes de nécessité et de proportionnalité et ne peut être prise que lorsqu’aucune mesure moins contraignante ne permet d’assurer une protection équivalente (CE, 19 mai 1933, Benjamin).
Lorsqu’un maire est confronté à une situation de forte chaleur dans votre commune, nous conseillons :