Mairies, médiathèques, crèches, centres sociaux, musées… Face à des vagues de chaleur toujours plus fréquentes, longues et précoces, les bâtiments publics sont en première ligne. Avant d’envisager l’installation de climatisations, il existe de nombreuses alternatives efficaces, peu coûteuses et à faible impact environnemental. ACTEE vous propose 8 mesures concrètes pour maintenir des conditions d’accueil adaptées et protéger vos usagers pendant les périodes de canicule.
Crédit photos : Alex Bonnemaison
Les façades vitrées exposées au rayonnement solaire contribuent directement à la surchauffe des espaces intérieurs. Bloquer ce flux thermique à la source est l’une des actions les plus efficaces.
En urgence :
Sur le long terme :
Il existe de nombreuses solutions à votre disposition, selon votre budget et les caractéristiques de vos bâtiments : films de protection solaire, brise-soleil fixe ou orientable, volets, store, voile…
Fixés au plafond, les brasseurs permettent de faire circuler l’air et favorisent l’évaporation de la sueur, améliorant ainsi le confort thermique ressenti par les occupants. Sans abaisser la température de la pièce, ces équipements économiques et silencieux font une réelle différence lors des fortes chaleurs.
Combien ça coûte ? Compter 400€ à 1 000€ par brasseur (matériel + pose)
Plus d’infos sur les brasseurs d’air : informations générales sur le guide BRASSE I et comparaison de 50 modèles sur le guide BRASSE II
Si votre bâtiment est équipé d’une VMC, vous pouvez programmer un mode de sur-ventilation la nuit, en amont et pendant la vague de chaleur. Bien que ces systèmes soient généralement peu puissants, ils contribuent à renouveler l’air et à créer une sensation de fraîcheur appréciable.
La chaleur accumulée dans les murs et les planchers pendant la journée reste piégée dans le bâtiment la nuit. La ventilation nocturne permet de l’évacuer : en ouvrant des fenêtres sur des façades opposées, on crée un courant d’air traversant qui peut faire baisser la température intérieure de plusieurs degrés.
La question de la sécurité se pose naturellement. Quelques solutions :
Au sein d’un même bâtiment, les écarts de température d’une pièce à l’autre peuvent être significatifs, selon l’exposition, le nombre de fenêtres ou les matériaux utilisés. Prenez le temps de repérer les espaces naturellement plus frais et prévoyez de les utiliser en priorité en période de fortes chaleurs.
Confier ce rôle à un ou plusieurs agents ayant une bonne connaissance du bâtiment permet d’anticiper et d’adapter les règles d’organisation. Leur mission : élaborer un plan canicule, adapter les règles de fonctionnement, assurer la coordination entre services et veiller à la bonne mise en œuvre des mesures. Une organisation claire, pensée en amont, fait toute la différence le jour J.
Lorsque la nature du service le permet, envisagez de fermer le bâtiment au public durant les heures les plus chaudes de l’après-midi, et d’élargir les horaires en début de matinée ou en fin de journée. Un ajustement simple qui peut significativement réduire l’exposition des usagers et des agents à la chaleur.
S’hydrater régulièrement est essentiel en période de canicule, notamment pour les publics les plus vulnérables (personnes âgées, jeunes enfants). Vérifiez que vos bâtiments disposent de suffisamment de points d’eau en état de fonctionnement. Si ce n’est pas le cas, prévoyez des fontaines à eau ou, en urgence, un espace en libre-service avec carafes et gobelets réutilisables.
Pensez également à mettre en place des rappels réguliers (alarme, affichage ou message sonore) pour inciter usagers et agents à boire tout au long de la journée.