Sitôt en poste, l’économe de flux de la ville de Besançon a intégré le réseau national, comme une évidence. Il explique les raisons de son choix.
Benjamin Paulin a de bons réflexes. Ingénieur énergie, passé par l’éducation populaire dans un mouvement de jeunesse ainsi que dans le secteur médico-social, il a pris son nouveau poste d’économe de flux dans les services de la ville de Besançon il y a cinq mois. « Une ville qui a une longue histoire en matière de gestion de l’énergie », rappelle-t-il.
Active, depuis les années 1980, pour optimiser les consommations de son parc immobilier public, la capitale de la Franche-Comté a été l’une des premières cités françaises à recevoir le label d’excellence Cit’ergie European Energy Award GOLD en 2012. Avec ses centrales photovoltaïques et ses chaufferies à bois, elle est aussi une pionnière en matière de production d’énergie renouvelable locale. Elle s’est également fixé l’objectif ambitieux d’être une administration neutre en carbone en 2040. L’économe de flux a intégré la Direction Maîtrise de l’Energie qui exploite aussi en régie l’ensemble des systèmes énergétiques du patrimoine de la Ville.
« J’intègre une collectivité qui possède de l’expérience et de l’ambition au niveau de la maîtrise de l’énergie. C’est un vrai défi de participer à continuer à améliorer la performance énergétique environnementale de la ville dans une approche d’exemplarité. »
Raison pour laquelle l’ancien étudiant de l’université de technologie de Belfort-Montbéliard a intégré la communauté des animateurs de réseaux tertiaire énergie (CARTE).
« C’est très stimulant. On échange, bien sûr, avec des confrères, et on évoque aussi des retours d’expérience, des méthodes, de bonnes et de mauvaises expériences.
Ces éclairages, qui ont été très riches lors de la rencontre des 4 et 5 décembre, donnent des idées d’actions à mettre en œuvre et renforcent la motivation »
S’il ne s’est pas encore investi dans la communauté, Benjamin Paulin garde un excellent souvenir du webinaire d’intégration au Réseau Carte « En deux heures, les formateurs d’ACTEE rappellent les fondamentaux du travail d’économe de flux, nous proposent des ressources et des idées de financements », rappelle le Bisontin.
Autant d’informations qui seront précieuses dans la poursuite de son activité.
« à Besançon, ma priorité du moment est la mise en œuvre du décret tertiaire. A la suite d’audits énergétiques nous allons engager un plan d’action sur les douze bâtiments municipaux parmi les plus consommateurs en énergie et des écoles. Nous profiterons des résultats de cette première expérience pour engager un programme plus important sur les 86 immeubles restants, dont de nombreuses écoles qui n’ont pas encore été rénovées récemment ».
Travaillant en lien avec le département « Architecture et Bâtiment » de la ville, Benjamin Paulin tente aussi de renforcer l’ABC du Bâtiment, le cahier des charges bisontin en matière de prescriptions énergétiques et environnementales applicables à la construction. « Car l’amélioration de la qualité du bâtiment va au-delà de ses performances énergétiques ».