Suite aux intenses vagues de chaleur qui touchent la France entière, ACTEE et la Banque des Territoires lancent, le 8 juillet 2026, une offre commune pour l’adaptation des bâtiments scolaires aux canicules. Dotée d’une enveloppe initiale de 60 millions d’euros, ce dispositif s’inscrit dans le plan d’urgence de l’État annoncé le 26 juin 2026 et propose deux axes complémentaires : un diagnostic flash pour identifier les solutions d’adaptation des écoles à la canicule, et une aide aux travaux pour financer le passage à l’action.
Les collectivités intéressées peuvent, dès à présent, déposer leur demande auprès du guichet commun ACTEE & Banque des Territoires.
Pour toutes questions, retrouvez notre FAQ à la fin de l’article !
Votre collectivité souhaite inscrire un ou plusieurs établissements scolaires au dispositif ACTEE & Banque des Territoires ?
L’offre d’adaptation des écoles portée par ACTEE et la Banque des Territoires s’adresse à toutes les collectivités propriétaires de bâtiments scolaires et éducatifs : écoles maternelles et élémentaires, collèges, lycées, crèches et établissements périscolaires.
La demande s’effectue en trois étapes :
Jusqu’à 12 500 établissements pourront être accompagnés. Les 2 500 écoles identifiées comme prioritaires par le ministère de l’Éducation nationale, informées directement par les préfets, seront traitées en urgence.
Étape centrale du parcours, le diagnostic flash est intégralement pris en charge, sans avance de frais pour la collectivité. Il examine les caractéristiques de chaque bâtiment — matériaux, exposition au soleil, isolation, ventilation, usages — afin d’identifier les actions les plus efficaces.
Les solutions privilégiées reposent sur trois leviers low-tech : protéger les bâtiments du rayonnement solaire, rafraîchir les occupants et aérer la nuit pour évacuer la chaleur accumulée.
Exemple dans cette école de Grabels, accompagnée par ACTEE.
En complément du diagnostic, une aide forfaitaire de 10 000 euros par établissement, financée par ACTEE, est proposée aux 2 500 écoles les plus durement touchées par les épisodes de canicule. Les collectivités peuvent également mobiliser les prêts de La Banque Postale ou les prêts EduRénov de la Banque des Territoires.
Le guichet s’articule avec les autres volets de la mobilisation nationale, dont l’engagement d’EDF, qui consacre 80 millions d’euros à l’équipement des établissements scolaires en solutions de rafraîchissement.
La méthode déployée s’appuie sur le programme de recherche-action RACINE, lancé par ACTEE en juin 2025, qui instrumente 30 écoles pilotes. Les mesures font état d’un gain de 5 à 10 °C de confort en classe, sans climatisation.
À Grabels (Hérault), les travaux ont permis un gain de 7 °C de confort en classe pour 23 000 euros. À Barberaz (Savoie), la température ressentie a été plafonnée à 27 °C au pic de la canicule du 24 juin 2026, contre 31,5 °C un an plus tôt, pour 13 000 euros de travaux.
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Face à la multiplication des vagues de chaleur et l’épisode caniculaire de juin 2026 qui a fortement affecté les écoles, l’État coordonne un plan d’action visant à accompagner les collectivités dans l’adaptation rapide des bâtiments scolaires. Ainsi, la Banque des Territoires via son programme Edurénov, ACTEE et EDF, avec l’appui du Fonds vert, déploient un programme d’urgence doté de 190 millions d’euros pour adapter 12 500 écoles avant le printemps 2027.
La Banque des Territoires et ACTEE s’engagent depuis des années sur ces enjeux prioritaires à travers des programmes d’accompagnement et de financement complémentaires, dédiés aux collectivités territoriales.
Les épisodes de canicule plus précoces et plus intenses de 2026 ont mis en lumière la nécessité d’agir maintenant et rapidement. Les écoles et les collectivités sont directement concernées, avec des difficultés croissantes pour garantir pour garantir la continuité de service public éducatif et de bonnes conditions d’accueil des élèves, du personnel et de la communauté éducative. Cette offre vise à apporter une réponse rapide et concrète, tout en préparant les bâtiments scolaires face aux prochaines fortes chaleurs à venir.
Cette offre s’inscrit dans le cadre du plan d’urgence rafraichissement des écoles de l’Etat, et est portée conjointement par ACTEE et la Banque des Territoires, avec l’objectif d’accompagner rapidement les collectivités dans l’adaptation des bâtiments scolaires aux fortes chaleurs.
Ces acteurs interviennent en articulation avec le Fonds vert, EDF et la Banque postale.
L’offre d’adaptation des écoles est doté d’une enveloppe globale initiale de 190 millions d’euros, dont 60 millions d’euros apportés par ACTEE et la Banque des Territoires.
L’offre est accessible dès maintenant à toutes les collectivités propriétaires de bâtiments scolaires et éducatifs.
Les 2 500 établissements scolaires les plus durement touchés par la canicule, identifiés comme prioritaires par le ministère de l’Éducation nationale, bénéficieront d’un accompagnement renforcé.
10 000 autres établissements éducatifs publics pourront être accompagnés (écoles, collèges, lycées, crèches, équipements de la petite enfance).
Les 2 500 écoles prioritaires sont identifiées par le ministère de l’Éducation nationale et directement informées par les préfets.
Les collectivités pourront également manifester leur intérêt en répondant au formulaire dédié. ACTEE et la Banque des Territoires vérifieront si l’école concernée fait partie de la liste prioritaire et orienteront la collectivité vers le volet d’accompagnement adapté.
Une offre complète est proposée pour accompagner les collectivités dans l’adaptation de leurs bâtiments scolaires aux fortes chaleurs :
Les collectivités pourront manifester leur intérêt via ce formulaire. Ce dernier permettra d’identifier les bâtiments concernés et les difficultés de confort thermique et de régulation de la chaleur rencontrées. Les collectivités seront ensuite recontactées dans les meilleurs délais pour un premier échange.
Le diagnostic gratuit est ouvert à l’ensemble des bâtiments éducatifs. Sont concernés les écoles maternelles et primaires, collèges, lycées ainsi que les crèches, cantines et établissements périscolaires.
Les Universités ne sont pas éligibles à ce dispositif.
Oui, le diagnostic est pris en charge intégralement, sans avance de frais ni procédure d’achat à la charge des collectivités dans le cadre prévu par le dispositif.
Le montant moyen d’un diagnostic est de 4 000€, sur la base d’un cahier des charges encadré.
Il pourra être réalisé via un marché existant de la collectivité, lorsque celui-ci est adapté, avec une aide maximale possible de 4 000€ ; ou via les marchés mobilisés par la Banque des Territoires et ACTEE, pour accélérer sa mise en œuvre.
Dans le cadre du plan d’urgence canicule, plusieurs dispositifs de financement peuvent être mobilisés par les collectivités territoriales :
Le diagnostic est l’étape centrale du dispositif. Il permet d’identifier les actions les plus adaptées à mettre en œuvre selon les caractéristiques de chaque bâtiment : matériaux, exposition au soleil, isolation, ventilation, usages, configuration des locaux, occupation pendant l’été.
D’une durée moyenne de deux semaines, le diagnostic est une étape clé pour éviter les réponses standardisées et choisir des solutions peu coûteuses, sobres en énergie et rapides à mettre en œuvre, comme les protections solaires, la ventilation nocturne, les brasseurs d’air ou d’autres équipements complémentaires.
À l’issue du diagnostic, les collectivités recevront des solutions chiffrées, leur permettant de passer rapidement à l’étape de travaux.
Les travaux pourront notamment concerner des solutions concrètes, efficaces et rapides à mettre en œuvre pour rafraîchir et adapter les écoles aux vagues de chaleur pour :
Les travaux peuvent être réalisés en quelques semaines, sous réserve des contraintes de la collectivité.
L’ambition de ce plan d’urgence canicule est de permettre à un maximum de collectivités d’engager les actions nécessaires et de réaliser les travaux d’adaptation avant l’été 2027.
Si elle constitue une réponse d’urgence aux fortes chaleurs, l’offre d’adaptation des écoles ne doit pas empêcher la collectivité de penser ses travaux dans une logique de rénovation globale et sur le long terme.
ACTEE et la Banque des Territoires renforceront en parallèle la prise en compte des surchauffes estivales et de l’adaptation au changement climatique dans leurs dispositifs d’accompagnement et de financement.
EDF débloque 80 millions d’euros pour équiper les établissements scolaires, crèches et centres de loisirs en systèmes de rafraîchissement. La moitié de cette enveloppe sera consacrée à l’acquisition de plus de 100.000 équipements — ventilateurs, brumisateurs, climatiseurs mobiles et fixes — d’ici fin septembre 2026. L’autre moitié prendra la forme de primes forfaitaires de 10.000 euros par établissement pour financer des projets de rafraîchissement, jusqu’à fin juin 2027.
Ces primes sont conditionnées à l’inscription au programme Edurénov, à l’attestation de prestataires référencées par Edurénov et ACTEE, et aux préconisations à l’issue du diagnostic.
Le Fonds vert mobilise 60 millions d’euros pour subventionner les travaux d’urgence.
Les collectivités territoriales pourront adresser leurs demandes aux préfectures pour solliciter la subvention.
Non, il n’est pas nécessaire d’être déjà inscrit auprès d’Edurénov ou d’ACTEE pour bénéficier de cet accompagnement.
Oui, un certain nombre d’écoles seront équipées d’instruments de mesure, permettant de connaître les conditions thermiques actuelles de l’établissement, et de suivre avec précision l’efficacité des actions mises en place lors des prochains épisodes de fortes chaleurs. Les élus locaux concernés auront accès aux données collectées.
Des ressources ainsi que des webinaires et temps de formation et de sensibilisation vont être mis en place pour les services des collectivités territoriales ainsi que le personnel administratif et les enseignants des écoles.